Centre d’information et de gestion des migrations (CIGEM)
Messieurs les ministres,
Madame le Chef de la délégation de la Commission européenne au Mali,
Mesdames, Messieurs,
La signature, cet après-midi, de la Convention de financement du Centre d’information et de gestion des migrations (CIGEM) et l’annonce du décaissement de la tranche fixe d’appui budgétaire 2007 témoignent éloquemment du dynamisme et de l’exemplarité de la coopération Mali-Union européenne.
Le financement du Centre d’information et de gestion des migrations (CIGEM) pour un montant d’environ 06,56 milliards FCFCA concrétise un engagement pris ici même à Bamako, en février 2007, d’appuyer la création dudit Centre. Il faut s’en réjouir, certes. Il faut y voir, surtout, la manifestation du soutien de la Commission européenne aux efforts du gouvernement de la République du Mali dans la définition et la mise en œuvre d’une politique migratoire adaptée aux dynamiques nationales, régionales et internationales en mettant l’accent sur le lien entre migration et développement.
A cet égard, l’appui important ainsi reçu permettra au Centre de jouer utilement et pleinement son rôle, qui est d’assurer une meilleure connaissance du phénomène migratoire, d’accueillir, d’informer, d’orienter et d’accompagner les migrants potentiels ou de retour, et de valoriser le capital humain, financier et technique des maliens de l’extérieur.
C’est vous dire que le gouvernement prendra toutes les mesures voulues afin que le CIGEM puisse être opérationnel au plus tôt et dans les meilleures conditions.
Mesdames, messieurs,
Le décaissement de la tranche fixe d’appui budgétaire 2007pour un montant de d’environ 03,77 milliards FCFA, en complément du versement, en mai 2007, de la tranche variable pour un montant de 07,4 milliards FCFA, soit un montant cumulé de 11,17 milliards, traduit la qualité du dialogue politique entre le Mali et l’Union européenne concernant la mise en œuvre et l’évaluation du CSLP, la poursuite satisfaisante du Programme de réforme économique et du Programme de réforme des finances publiques du Mali.
Je puis assurer la Commission que ce dialogue sera renforcé dans la perspective du démarrage prochain du 10e FED et de la mise en œuvre du Cadre stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté (CSCP).
Je voudrais ici rappeler l’ordre de priorité élevé que le gouvernement du Mali accorde à l’amélioration continue des indicateurs des secteurs sociaux (santé et éducation) et de ceux de l’entretien routier et de la gestion des finances publiques, et ce en vue du développement des activités génératrices de revenus et d’emplois en faveur des couches les plus vulnérables de notre pays.
Dans le même ordre d’idées, une attention soutenue sera accordée à la réforme du secteur coton, à la mobilisation des recettes fiscales et à l’amélioration de l’environnement des affaires.
Mesdames, messieurs,
Je voudrais conclure sur une note personnelle. C’est pour dire à Madame l’ambassadeur Irène Horejs, Chef de la Délégation de la Commission de l’Union européenne au Mali, en fin de mission, combien nous avons eu plaisir à travailler avec elle durant son séjour chez nous.
Avec ses amis et invités, nous lui dirons « au revoir » le lundi 29 octobre 2007, Inch Allah.
Je vous remercie de votre aimable attention.