Première session de la Commission mixte Mali–Venezuela
Monsieur le ministre des Relations extérieures de la République bolivarienne du Venezuela, Monsieur Nicolas Maduro Morsos,
Mesdames, messieurs,
Mes premiers mots seront pour dire le plaisir que la délégation qui m’accompagne et moi-même éprouvons d’être à Caracas, charmante capitale de la République bolivarienne du Venezuela, à l’occasion de la deuxième session des consultations bilatérales (première session de la Commission mixte Mali-venezuelae).
Merci à vous, Monsieur le ministre et, à travers vous, au gouvernement ami du Venezuela de l’accueil chaleureux qui nous a été réservé ainsi que pour les bonnes dispositions prises pour assurer le bon déroulement de nos travaux.
Je voudrais aussi, d’emblée, saluer le grand peuple du Venezuela, patrie du Généralissime Simon Bolivar, et lui transmettre l’amitié du peuple du Mali, saluer très respectueusement, au nom du Président Amadou Toumani TOURE, le Président Hugo Chavez Frias, et réitérer ici la ferme détermination du gouvernement de la République du Mali de construire avec la République bolivarienne du Venezuela des relations fortes, confiantes et mutuellement bénéfiques – bref un partenariat véritable.
Mesdames, messieurs,
Depuis la signature ici même à Caracas, il y a bientôt trois ans, d’un Accord-cadre de coopération entre la République bolivarienne du Venezuela et la République du Mali, les relations entre les deux pays se sont densifiées et diversifiées.
La première session de nos consultations bilatérales, qui s’est tenue à Bamako en mars 2005, et la mémorable visite au Mali, en août 2006, du Président Hugo Chavez Frias, ont permis d’en prendre la juste mesure.
Aujourd’hui que nous sommes réunis à Caracas pour la 2e session de nos consultations bilatérales [1ère session de la Commission mixte de coopération Mali-Vénézuela] où en sommes-nous et que devons-nous faire pour impulser davantage une coopération prometteuse ?
Nous pouvons, d’abord, nous réjouir du renforcement de nos relations politiques avec l’ouverture, en octobre 2006, d’une Ambassade de la République bolivarienne du Vénézuela au Mali, les échanges de visites de haut niveau et l’institutionnalisation de mécanismes de consultations politiques régulières entre nos deux gouvernements et l’ouverture très prochaine d’une Ambassade du Mali au Vénézuela.
Comment ne pas saluer, ensuite, les résultats encourageants obtenus – déjà - dans divers domaines importants, notamment dans celui de la lutte contre la pauvreté avec l’ouverture prochaine à Bamako d’une filiale de la BANDES et le financement de programmes sociaux ou encore la coopération énergétique avec la signature de Mémorandum d’entente entre nos deux ministères chargés de l’énergie, ou la finalisation d’accords de coopération dans les domaines militaire et technique, du tourisme, de la culture, du sport ou des échanges commerciaux ?
Ces résultats sont encourageants, certes. Mais, je suis sûr de me faire l’écho d’une conviction commune à nos deux délégations en affirmant que nous pouvons, nous devons, nous allons faire plus.
Dans cette perspective, nous devons, d’abord, tirer les enseignements des difficultés rencontrées dans la poursuite de nos objectifs de coopération et diligenter la mise en œuvre des encourageants souscrits de part et d’autre, contribuant ainsi à consolider les acquis d’une coopération récente et prometteuse.
Il convient, ensuite, de dégager des perspectives claires et pertinentes pour conserver à cette coopération toutes ses promesses. A cet égard, nous devons, comme l’ont indiqué, au demeurant, les Présidents Hugo Chavez Frias et Amadou Toumani TOURE, rester concentrés sur l’objectif majeur de lutte contre la pauvreté et renforcer notre solidarité.
Pour ce faire, nous devons engager des actions pour développer et moderniser l’agriculture au Mali afin d’y assurer la sécurité alimentaire, promouvoir l’emploi et la formation professionnelle notamment des jeunes et promouvoir aussi le micro-crédit, notamment en faveur des femmes.
Il va sans dire que nous devons aussi continuer d’accorder un ordre de priorité élevé aux secteurs de l’éducation et de la santé, à travers notamment le développement de la coopération triangulaire avec Cuba.
J’invite les experts de nos deux délégations à approfondir ces différentes questions, sans complaisance, et à nous soumettre des recommandations en adéquation avec les attentes légitimes de nos populations et conformes aux orientations définies par les plus hautes autorités de nos deux pays.
Mesdames, messieurs,
Fort de la conviction qu’il existe une corrélation étroite entre paix et développement, le Mali œuvre, de concert avec tous les pays épris de paix comme le Vénézuela, à la résolution pacifique des différends à travers le monde et pour inverser les tendances négatives nées de l’iniquité de l’ordre économique international.
Il me plaît, à cet égard, de saluer les efforts du Vénézuela en faveur d’une démocratisation des relations internationales et pour le renforcement de la coopération sud-sud.
Mesdames, messieurs,
Je vais conclure. C’est pour dire que le Mali suit avec intérêt et admiration les progrès considérables du peuple vénézuélien sous l’impulsion du Président Hugo Chavez Frias. Le peuple malien est solidaire du peuple vénézuélien, et nos travaux auxquels je souhaite tout le succès doivent s’en faire l’écho.
Plus de succès aux travaux de la [2e session des consultations bilatérales Mali-Vénézuela ,1ère session de la Commission mixte de coopération Mali-Vénézuela.]
Je vous remercie de votre aimable attention.