Moctar OuaneAncien Premier ministre du Mali
← Tous les discours
Union européenne

Signature de conventions avec la Commission européenne

Bamako3 min de lecture

Madame l’ambassadeur,

Mesdames, messieurs,

Je voudrais, d’emblée, remercier la Commission européenne de son approbation, d’une part, pour la signature de la convention de financement relative au Programme d’appui à la sécurité alimentaire au Mali – phase 3 (PASA-Mali 3) et d’autre part, pour l’avenant à la Convention de financement des travaux de construction de la route Kati-Kita ainsi que pour le décaissement de la première tranche fixe 2007 du Programme d’appui à la réforme du secteur coton (PARFC) et pour le décaissement de la deuxième tranche fixe 2007 du Programme d’appui à la réforme administrative et à la décentralisation (PARAD).

Cette approbation permet la mise à disposition du Mali d’un montant cumulé de 12 108 000 000 FCFA en vue de la poursuite des efforts du gouvernement dans quatre domaines prioritaires.

Et d’abord, celui de la sécurité alimentaire. Avec une allocation d’environ 1 312 000 000 FCFA, le projet d’appui subséquent vise à contribuer au renforcement du dispositif national de prévention et de gestion des crises alimentaires conjoncturelles et à la réduction de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, notamment dans les zones déficitaires.

A cet effet, a été mis en place un Commissariat à la sécurité alimentaire et rationalisé le cadre institutionnel de gestion de la sécurité alimentaire, et ce en vue de créer une synergie entre les actions des différents partenaires impliqués et d’en assurer un suivi efficace et régulier.

Dans le même ordre d’idées, il est essentiel que les Organisations non-gouvernementales (ONG) intervenant dans la mise en œuvre du présent projet inscrivent leur action dans le cadre du Programme national de sécurité alimentaire, qui est le cadre de référence opérationnel de la Stratégie national de sécurité alimentaire.

Le deuxième domaine prioritaire d’intervention, en l’occurrence, est celui de désenclavement, à travers, notamment, la réalisation d’infrastructures routières.

Participe de cette logique, l’affectation d’environ 5 248 000 000 FCFA pour le financement complémentaire des travaux de la route Kati-Kita dont la réalisation contribuera, certes, à l’amélioration de la desserte intérieure de nombreuses localités du Mali Ouest, mais favorisera aussi la matérialisation de l’axe Dakar- Bamako par le corridor Sud, qui représente un important projet sous-régional.

Une autre question à laquelle le gouvernement du Mali accorde un ordre de priorité élevé est celle de la restructuration de la filière coton. A cet égard, le décaissement de la première tranche fixe 2007 du Programme subséquent d’environ 1 967 871 000 FCFA, permettra d’apporter l’impulsion voulue au processus de mise en œuvre du chronogramme révisé de la filière coton adopté par le gouvernement et ses partenaires techniques et financiers pour contribuer à l’assainissement du cadre macro-économique.

Dans le même ordre d’idées, le gouvernement s’attèle activement à la mise en place du Conseil de gestion du fonds de soutien au prix du coton graine en vue de la mobilisation des 3,2 milliards FCFA disponibles pour ce programme.

Le quatrième et dernier point de concentration, en l’occurrence, concerne le Programme d’appui à la réforme administrative et à la décentralisation (PARAD).

Il s’agit d’un Programme majeur de gouvernance dont la mise en œuvre réussie favorisera une croissance économique durable et, partant, la réduction de la pauvreté au Mali.

Je me réjouis de l’appréciation positive, par la Commission, du rapport conjoint de coopération Mali-UE, qui a conduit au décaissement de 3,578 milliards F CFA représentant la deuxième tranche fixe 2007 pour ce programme, qui a enregistré un taux d’exécution exceptionnel de 91% en moins de deux ans.

Il va sans dire que le gouvernement continuera d’accorder une attention particulière aux mesures d’accompagnement voulues, à savoir l’établissement des rôles pour la taxe de développement régional et local (TDRL) et l’adoption des 08 plans de développement régional.

Je vous remercie de votre aimable attention.