Moctar OuaneAncien Premier ministre du Mali
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Union européenne

Tranche variable 2007 du Programme pluriannuel d’appui budgétaire

Koulouba2 min de lecture

Messieurs les ministres,

Madame l’ambassadeur, Chef de Délégation de la Commission européenne au Mali,

Mesdames, messieurs,

Je voudrais, d’emblée, au nom du gouvernement de la République du Mali, remercier la Commission européenne d’avoir donné son accord pour le décaissement de la tranche variable d’appui budgétaire 2007 du Programme pluriannuel d’appui budgétaire (PPAB 2003-2008), qui correspond à un montant de 11 268 000 euros soit environ 7,4 milliards FCFa. Ce montant représente 79,1% du taux de mobilisation.

Cette décision repose, vous le savez, sur une analyse objective de l’évolution des indicateurs retenus dans les domaines prioritaires du Programme pluriannuel d’appui budgétaire de la Commission européenne, à savoir la gestion des finances publiques, la santé, l’éducation et l’entretien routier, secteurs emblématiques de la lutte contre la pauvreté.

A cet égard, il est réconfortant que la Commission européenne, à l’instar de l’ensemble du Groupe technique des partenaires techniques et financiers du Mali, apprécie positivement les efforts du gouvernement du Mali dans la gestion macro-économique et la lutte contre la pauvreté, notamment à travers la mise en œuvre du plan opérationnel d’action pour l’amélioration de la gestion des finances publiques, l’amélioration du suivi de la mise en œuvre du CSLP, l’adoption du Cadre stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté, la signature d’un arrangement-cadre ou la finalisation d’aménagements spécifiques relatifs aux appuis budgétaires.

De même, vous le savez, que le gouvernement du Mali est résolu à relever les nombreux défis auxquels il est confronté dans la mise en œuvre de sa stratégie de lutte contre la pauvreté.

Dans cette perspective, seront progressivement prises toutes les mesures voulues pour éviter la stérilisation des ressources mises à notre disposition, en particulier dans les secteurs de la santé et de l’éducation.

Ainsi, des mesures de redressement seront prises pour corriger les effets pervers du désengagement de l’Etat du financement des services sanitaires de premier niveau ou l’ont déjà été, notamment, pour remédier à la faiblesse de l’indicateur d’assiduité des consultations prénatales.

De même, je rappelle que la problématique de la gestion des manuels scolaires, le ratio élève/maître et la persistance d’un taux de redoublement élevé constituent des préoccupations auxquelles le gouvernement du Mali s’attache à apporter des réponses appropriées.

Dans le même ordre d’idées, sera renforcée l’action des services des impôts et des douanes dans la mobilisation des ressources intérieures, et ce dans la perspective de la signature de l’Accord de partenariat économique (APE).

Mesdames, messieurs,

Je termine, comme à chaque fois, en vous priant, Madame l’ambassadeur, de vouloir bien transmettre à vos autorités la satisfaction du gouvernement du Mali de sa coopération avec la Commission.

Je vous remercie.