Réunion ministérielle de suivi du 23e sommet Afrique–France
Monsieur le ministre des Affaires étrangères de la République française et cher ami Philippe Douste-Blazy,
Mesdames, messieurs les ministres et chefs de délégation,
Mes premiers mots seront pour vous réitérer mes vœux de chaleureuse bienvenue au Mali, terre d’hospitalité, de tolérance et de dialogue, et vous dire combien nous nous félicitons d’abriter la réunion ministérielle de suivi de la 23e Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement d’Afrique et de France, qui, faut-il le rappeler, était consacrée à la jeunesse africaine. Cette conférence, assurément, marquera d’une pierre blanche les annales des Sommets Afrique-France puisqu’elle a apporté une contribution majeure à la réflexion sur les préoccupations de cette jeunesse, notamment s’agissant de l’éducation, de la formation, de l’emploi, de la santé et de l’immigration.
Sur toutes ces questions, le Sommet de Bamako, en écho au Forum de la jeunesse africaine, a souligné l’ardente obligation de faire davantage et mieux que les efforts consentis jusqu’ici.
Notre réunion d’aujourd’hui constitue, à cet égard, une occasion utile de mesurer le chemin parcouru dans le cadre du partenariat entre l’Afrique et la France pour répondre pertinemment aux attentes de la jeunesse africaine.
Mesdames, messieurs les ministres et Chefs de délégation,
Mesdames, messieurs les ambassadeurs,
Mesdames, messieurs,
Nous pouvons, d’abord, nous réjouir des efforts déployés pour que l’éducation, la formation et l’emploi conservent un ordre de priorité élevé dans l’agenda international comme dans celui des Etats, africains notamment.
A cet égard, à l’initiative du Mali, l’Union Africaine a adopté, à son Sommet de janvier 2006, une décision relative au suivi du 23e Sommet Afrique - France. Nous veillerons à assurer le suivi de la mise en œuvre de cette décision
Comment ne pas saluer aussi les initiatives fortes présentées par l’Afrique et la France lors des conférences d’Abuja, de New York et de Toronto sur le VIH-sida, le paludisme et la tuberculose, qui constituent de véritables fléaux pour l’Afrique, en particulier pour sa jeunesse ?
Nous devons continuer d’œuvrer de concert pour amplifier le plaidoyer en faveur d’une mobilisation plus accrue de la communauté internationale face à la situation sanitaire inquiétante de l’Afrique.
Il va sans dire aussi que la Conférence euro-africaine de Rabat de même que les réunions d’Alger et Tripoli sur le thème de « migration et développement », qui se sont toutes tenues en 2006, participent de la même dynamique partenariale entre le Sud et le Nord en vue de trouver une solution consensuelle à la question de l’immigration.
Dans cet ordre d’idées, des contacts fructueux se sont noués, depuis la tenue du Sommet de Bamako, entre Etats concernés avec la participation de la Société civile.
C’est ainsi que dans le cadre du suivi du dernier Sommet Afrique – France, l’Ambassade de France à Bamako a mis en place avec les partenaires concernés un projet d’appui à la jeunesse malienne. Afin d’associer tous les acteurs ciblés et valider la mise en place de ce projet, l’objectif a été de décliner les différentes visions autour des thématiques suivantes :
- jeunesse et entrepreneuriat ;
- culture et citoyenneté ;
- structuration associative.
Comment ne pas souligner aussi, pour s’en réjouir, le rôle de la France dans la recherche de sources innovantes de financement du développement ? La conférence organisée à Paris, à cet égard, a ouvert, pour l’Afrique, des perspectives encourageantes auxquelles nous devons apporter notre plein appui. Le Mali, qui y a pris une part active, oeuvrera à leur réalisation rapide.
Sur toutes ces questions, comme sur d’autres concernant l’Afrique et la France, je souhaite des délibérations fructueuses.
C’est dans cette perspective que s’effectue aujourd’hui la passation de présidence de la réunion ministérielle de suivi de la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement d’Afrique et de France.
M’adressant, alors, à mon ami Philippe Douste-Blazy, ministre des Affaires étrangères de la République française, je lui souhaite, et à travers lui à la France, tout le succès en vue d’une présidence qui sera, nul n’en doute, active et fructueuse pour un meilleur devenir du partenariat Afrique – France.
Je vous remercie de votre aimable attention.