Accord de don du Japon pour l’Institut de formation des maîtres de Kati
Madame le ministre de l’Education de Base, de l’alphabétisation et des langues nationales,
Monsieur le secrétaire général,
Mesdames, messieurs,
Je voudrais, à la suite de Madame l’ambassadeur du Japon, faire quelques brèves observations :
-Premièrement : l’Accord de don qui vient d’être signé concerne un secteur emblématique de l’exemplaire coopération qu’entretiennent le Japon et le Mali, à savoir l’éducation.
Le montant de 3 915 000 000 FCFA mis à la disposition du gouvernement du Mali servira à financer la construction d’un Institut de formation des maîtres à Kati, qui comportera 12 salles de classes et accueillera 600 étudiants. Le futur IFM de Kati constitue, faut-il le rappeler, un des 15 nouveaux instituts de formation des maîtres des premier et second cycles prévus dans le cadre du Programme décennal de développement de l’éducation (Prodec).
Ce nouvel appui du Japon dans ce secteur vient corroborer ainsi l’engagement du Japon auprès du gouvernement du Mali dans ses efforts en faveur de l’école, qui constitue, vous le savez, une priorité nationale de premier ordre. En effet, à ce jour, le Japon aura contribué pour 325 milliards FCFA à la construction de 1.158 salles de classes à travers le Mali, et ce entre 1996 et 2009. Nous devons poursuivre et amplifier notre coopération dans ce secteur afin de permettre au Mali d’atteindre l’objectif d’universalisation dans la scolarisation des enfants.
-Deuxièmement : Le Japon et le Mali entretiennent, année après année, une coopération pertinente, dynamique et diversifiée.
Participent de cette dynamique, la mise en œuvre de nombreux programmes relatifs, notamment, aux dons hors projet, à l’aide alimentaire, à l’aide non remboursable en faveur des agriculteurs défavorisés ou encore de projets de développement dans les domaines de la santé, de l’hydraulique et de l’agriculture.
Il me plaît, à cet égard, de saluer la réalisation des projets d’approvisionnement en eau potable dans les régions de Kayes, Ségou et Mopti ainsi que la construction de centres de santé communautaires (CSCOM) ou encore l’aménagement de petits barrages et de bas-fonds à travers le Mali.
Comment ne pas se réjouir aussi de la remise au gouvernement du Mali, le 12 mars 2009, de près de 6 000 tonnes de riz pour atténuer les effets conjugués des crises alimentaire et financière sur le Mali ?
-Troisième et observation finale : Il y a quelques jours, le ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale a abrité un séminaire sur les outils et les mécanismes de l’aide publique au développement du Japon. Ce fut une excellente initiative, et je voudrais en remercier et féliciter les organisateurs, en particulier Madame l’ambassadeur Yukiko Nakagawa et le Chef du Bureau de l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica).
Je demeure convaincu que cette réunion aura contribué utilement à une meilleure compréhension et une plus grande maitrise des objectifs, mécanismes et procédures de la coopération au développement du Japon.
Dans le même ordre d’idées, je voudrais indiquer que le Mali attend avec intérêt les conclusions de la réunion ministérielle de suivi de la Ticad IV, prévue à Gaborone les 21 et 22 mars 2009.
Madame le ministre,
Madame l’ambassadeur,
Mesdames, messieurs,
Il ne me reste plus qu’à saluer l’excellente collaboration qui existe entre l’ambassade, le bureau de coopération du Japon au Mali et le ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale ; féliciter et encourager l’ambassadeur Nakagawa et son équipe pour leur engagement, et exprimer les remerciements du gouvernement ainsi que la gratitude du peuple maliens pour l’appui du Japon à nos efforts de développement.
Mesdames, messieurs, je vous remercie de votre aimable attention./.