Opening of the 8th Mali–Burkina Faso Joint Commission
Ouverture de la 8e session de la Commission mixte Mali–Burkina Faso
This speech was delivered in French. The original text is reproduced below.
Madame le ministre délégué chargé de la Coopération régionale du Burkina Faso et Chère sœur Minata Samaté,
Excellences,
Mesdames, Messieurs,
Mes premiers mots seront pour réitérer à Madame Minata Samaté, Ministre délégué chargé de la Coopération régionale du Burkina Faso et à l’importante délégation qui l’accompagne nos vœux de chaleureuse bienvenue en République du Mali.
Notre pays se réjouit d’accueillir, à l’occasion de la 08e session de la Commission mixte de coopération Burkina-Mali, les représentants d’une nation à laquelle nous lient des relations multiséculaires de fraternité.
Je voudrais saisir cette opportunité pour réaffirmer, d’emblée, la volonté du gouvernement du Mali, suivant les orientations et directives du Président de la République, Son Excellence Monsieur Amadou Toumani TOURE, de consolider, en l’élargissant, la coopération qu’entretiennent le Burkina Faso et la République du Mali.
Permettez-moi, à cet égard, de formuler quelques brèves remarques à l’entame des travaux de la présente session.
Premièrement, je crois pouvoir me faire l’écho de nos deux délégations pour rappeler la singularité des relations entre le Burkina et le Mali, qui se fonde sur la géographie, l’histoire et la similarité de leur situation de développement. Ces facteurs constituent des fondamentaux à partir desquels nous devons construire des relations fortes, confiantes, solidaires, c'est-à-dire un partenariat véritable.
Le Mali s’y emploiera résolument, convaincu que c’est de la sorte que les pays de notre sous-région pourront faire de celle-ci un pôle de stabilité et de développement.
Ma deuxième remarque sera pour souligner la pertinence de nos domaines de coopération, qui s’articulent sur le développement de relations de bon voisinage, c'est-à-dire solidaires et sécurisées, et la promotion du développement économique des deux pays.
Dans cette perspective, le Mali considère d’une ardente nécessité, tout d’abord, le renforcement du dialogue politique avec le Burkina, à travers, notamment, la multiplication des échanges et visites de haut niveau, la concertation régulière dans les enceintes régionales et internationales.
Ensuite, et surtout, nous devons impérativement veiller à assurer la concrétisation de nos engagements concernant en particulier la coopération transfrontalière, sécuritaire et de défense, le renforcement des échanges commerciaux, le développement rural ou la coopération scientifique et technique.
Participe de cette exigence, l’institutionnalisation d’un mécanisme de suivi des résultats des commissions mixtes. Tout en assumant sa part de responsabilité dans les insuffisances constatées en la matière, notamment s’agissant de la mise en œuvre des décisions et recommandations de la session précédente, le Mali s’attachera, sans attendre, à rendre son dispositif national de suivi plus dynamique et efficace. Nos efforts gagneraient à être prolongés par ceux du partenaire burkinabé de manière à susciter une véritable synergie utile à la dynamisation de notre coopération bilatérale.
Troisième et dernière remarque : nous devons assurer les perspectives d’une coopération prometteuse. Sur la base des acquis réalisés, nous devons, d’abord, parfaire nos outils de coopération. Le concept de pays-frontières, riche en perspective d’intégration de nos communautés, mérite, à cet égard, toute notre attention.
Il importe, ensuite, de concentrer nos efforts dans la définition de nouveaux axes de coopération, y compris triangulaire.
Nous devons tenir compte des limites inhérentes à notre situation de pays enclavés et en développement pour, subséquemment, tirer le meilleur parti de l’interdépendance des économies dans un monde globalisé ainsi que des solidarités politiques offertes à nos pays par leur appartenance commune à des ensembles régionaux ou internationaux ou encore des relations privilégiées qu’ils entretiennent, l’un et l’autre, avec un pays tiers désireux de développer avec eux une coopération tripartite mutuellement bénéfique.
Madame le ministre,
Mesdames, messieurs,
Je vais conclure. Ce faisant, je voudrais, à travers vous Madame le ministre et au nom du Président de la République du Mali, Son Excellence Monsieur Amadou Toumani TOURE, saluer très respectueusement le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Blaise COMPAORE pour son leadership et ses efforts inlassables en faveur de la paix et de la stabilité dans notre sous-région, notamment ; au peuple burkinabé, je vous prie de transmettre les vœux fraternels du peuple du Mali pour son progrès continu.
Sur ce, je déclare ouverte la 08e session de la commission mixte de coopération Burkina-Mali à laquelle je souhaite plein succès.
Je vous remercie de votre aimable attention./.